GIGN : principales opérations

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1974

Le 10 mars, à Ecquevilly, dans les Yvelines: première intervention et premier désenchantement. Le forcené qui retient une femme et son enfant finit par les abattre et par se suicider.

Le 19 avril, à Ivry-la-Bataille, un preneur d’otage armé est arrêté. L’otage est libéré.

Le 14 mai, les 19 et 24 juillet c’est respective­ment 150, 250, 80 mutins qui se révoltent au sein des établissements de Fleury-Mérogis, Clairvaux et Caen. L’ordre sera rétabli.

Le 30 juillet et le 31 octobre, ont lieu l’arres­tation de forcenés.

1975

Le 20 janvier, à Orly, 10 otages sont retenus dans l’aéroport. Le GIGN négocie et prépare l’in­tervention.

Le 14 mai, à Coudrai, un preneur d’otage est désarmé d’une balle dans l’épaule par un tir au revolver à plus de 15 mètres.

Au mois d’août en Corse, recherche active de plusieurs terroristes.

Le 19 septembre, dans une banque à Faverges, 12 personnes sont menacées. Le malfaiteur est arrêté, les otages sont libérés.

Le 3 décembre, c’est à Paris que des preneurs d’otages investissent une banque. Ils sont arrê­tés, les 15 otages sont libérés.

1976

Le 4 février, à Djibouti, libération de 30 enfants et 2 adultes pris en otages dans un autocar par 8 terroristes.

Peu de temps après, à Lisieux, dans une pri­son, 3 gardiens sont pris en otages. Là encore, le GIGN intervient et ramène le calme.

En septembre, à Roissy, un avion américain est détourné par 5 Croates. En négociant, le GIGN amène les terroristes à se rendre. Cette action permet d’éviter un attentat aérien programmé à New York.

1977

Le 30 septembre, à Orly, une centaine de passagers d’une Caravelle est prise en otage. Le pirate armé d’un revolver et d’une grenade est arrêté, les otages sont libres.

Le 11 janvier, à Tarbes, le GIGN résout une situation délicate : un meurtrier pénètre dans un centre de développement technique du ministère de la défense et menace de « tout faire sauter ». Il est arrêté.

Le 23 janvier, à Clairvaux, 2 prisonniers armés se réfugient dans un mirador, ils ont 2 otages. Un tir au fusil les neutralise et libère les 2 innocents.

Le 24 février, à Brix (50) le GIGN intervient sur un forcené après libération des otages.

Le 30 juillet, à Brionne et Mongaudry, plusieurs enfants sont pris en otages. Les forcenés sont désarmés.

1979

Le 25 mars, à Fleury Mérogis, le sous-directeur est pris en otage par un prisonnier armé. Le pre­neur d’otage est neutralisé par un tireur d’élite qui, judicieusement lui tire une balle dans chaque main.

Le 3 mai 1979, Paris est prévenu qu’une prise d’otages a eu lieu à l’ambassade de France à San Salvador, Elle est le fait d’un mouvement révolutionnaire d’extrême gauche. Tout le GIGN est mobilisé et s’en­vole à bord d’un DC-8 du COTAM à desti­nation de la Guadeloupe. Pendant ce temps, les capitaines Prouteau et Barril, à l’issue d’aventures dignes de Tintin, effec­tuent une reconnaissance à l’intérieur des bâtiments. En réalité, il s’agit d’adolescents totalement dépassés par les événements ! Ils veulent se rendre, mais seulement au GIGN. Après quelques tribulations – et un atterrissage mouvementé sur une piste trop courte de San Salvador et sous les canons des chars salvadoriens -, l’avion du groupe récupère tout le monde et repart pour la Guadeloupe.

Le 5 juin, à Briare, un forcené tue et blesse plu­sieurs personnes. Le GIGN met fin à cette folie. Quelques jours plus tard, au San Salvador, 12 rebelles prennent l’ambassade de France. Le GIGN se rend sur place et prépare l’opération. Le commando rebelle accepte de se rendre.

Du 24 novembre au 4 décembre, le GIGN pla­nifie l’intervention à La Mecque. Il forme, équipe, entraîne le commando saoudien qui libérera la grande Mosquée.

1980

Les 24 janvier, 21 avril, 28 mai et 2 juin, for­cenés et preneurs d’otages sont appréhendés.

En février 1980, un commando d’autono­mistes corses du FLNC s’empare d’otages et se retranche dans l’hôtel Fesch, à Ajaccio. Les groupes du GiGN interviennent et obtiennent, au bout de plusieurs heures de négociations, la libération des otages et la reddition du commando. Des années durant, le GIGN sera présent en Corse pour réaliser des planques, des filatures et des identifications,

En mai 1981, un Boeing 737 est détourné par un pirate sur l’aéroport du Touquet. Le groupe intervient et réussit à le maîtriser à mains nues. Fin 1981, des rumeurs font état d’une possible dissolution de l’unité. Heureusement, il n’en sera rien.

Au début des années 80, le GIGN est le seul groupe d’intervention en France. Aussi est-il employé « à toutes les sauces », des arrestations de truands aux escortes de for­cenés. Plusieurs éléments, en outre, sont envoyés à l’étranger pour former des unités similaires.

Le 9 juillet, à l’hôtel Fesch d’Ajaccio, 39 autonomistes armés retranchés sont arrêtés, 8 otages sont libérés.

Le même mois, à Montfort-L’Amaury, quatorze coups de feu ont été tirés sur le GIGN par toute une famille de forcenés (septs adultes et trois enfants). Le chef Jacques Henry, responsable de l’équipe de contact, réussira à neutraliser, par les gaz, toute la famille, sans le moindre blessé.

Le 29 octobre, à Pauillac, le GIGN inter­vient mais ne peut empêcher un forcené de se suicider. Lors de cette intervention le Capitaine Christian Prouteau reçoit un décharge de plombs n°2 calibre 12 en plein visage, à moins de cinq mètres. Il s’en sortira quasiment indemne malgré les 54 impacts de plombs, avec seulement la voix cassée!

1981

Le 2 mai, au Touquet, un pirate de l’air veut mettre le feu à un Boeing 737. Il est arrêté, 100 otages sont libérés.

Le 11 juin, à Fleury Mérogis, 15 mutins sont arrêtés.

Le 29 octobre, à Paysac, 3 individus armés et retranchés sont interpellés.

1982

Le 21 mai, à Chelles, un forcené blesse une personne. Armé de 5 fusils et d’explosif, il tire plus de 2000 cartouches avant d’être maî­trisé.

1983

Le 7 juillet, à Orly, six terroristes détournent un avion, le GIGN intervient et libère les 190 passagers pris en otage.

1984

Au mois d’août, sur l’aéroport de Marseille, 3 pirates s’emparent d’un avion et réclament la libération des 5 auteurs de la tentative d’assas­sinat contre Chapour Bakhtiar. La situation sera rétablie.

En octobre, en Seine-et-Marne, un forcené tue un pompier et blesse un policier avant d’être  neutralisé.

1985

Le 12 janvier, en Nouvelle Calédonie, le GIGN arrête une quarantaine de membres du FLNKS armés et retranchés.

Le 31 octobre, à Villers Cotterets, un forcené est arrêté, deux otages sont libérés.

1986

En décembre, dans un restaurant en Moselle, un individu dangereux recherché est arrêté.

1987

Le 12 novembre, à St Maur, à lieu la libération d’un directeur de prison et de onze agents péni­tentiaires.

1988

Février, arrestation de terroristes basques.

Avril, dans une prison du Haut-Rhin, des mutins se révoltent. Ils sont maîtrisés.

Le 28 avril, en Nouvelle Calédonie, avant le deuxième tour des élections présidentielles, des indépendantistes attaquent la Gendarmerie de Fayaoué. 4 gendarmes sont tués et 27 autres sont enlevés et emmenés dans la grotte de Gossanah.

Le 5 mai, le GIGN, assisté du commando Hubert et du 11e CHOC, donne l’assaut et met fin à cette situation extrêmement délicate. 23 otages sont libérés, 19 Kanaks sont tués. Cette intervention fait partie des plus importantes missions réalisées.

1989

Le 5 septembre, une femme menace de tuer ses enfants et de se faire justice, le GIGN inter­vient, le drame est évité.

En décembre, en Ile-et-Vilaine, deux preneurs d’otages sont neutralisés.

1998

Le 14 mars, à Ovanches, un père entraîne son fils dans une folie, armé et retranchés ils n’hé­sitent pas à tirer. Ils sont arrêtés.

Le 6 novembre, à Toulon, à 06 h 30 du matin, un appartement est investi, deux individus dan­gereux sont interpellés, des armes et des stupé­fiants sont découverts.

1991

En septembre, dans la maison d’arrêt d’Yzeure, plusieurs mutins arrivent à s’emparer 21 otages. La situation sera rétablie.

1992

En février, à Albertville, le GIGN participe à la protection des Jeux Olympiques d’hiver.

À Moulins, libération de 20 surveillants pris en otages par des détenus.

En novembre, trois terroristes basques sont interpellés.

1993

Le 2 mai, les 2 et 30 juillet, 17 septembre et 4 novembre, 5 forcenés sont arrêtés. En juillet, un terroriste basque est interpellé.

1994

En mars, à Cugnaux, près de Toulouse, un for­cené n’hésite pas à tirer sur les hommes du GIGN.

Le 24 décembre à l’aéroport de Marseille-Marignane, libération des 12 membres d’équipage et des 220 passagers de l’Airbus A 300 d’Air France pris en otage par des terroristes armés du GIA. (En savoir plus sur cette opération)

1995

En mars, à Strasbourg, un individu dangereux et armé est arrêté.

Le 28 avril, à La Rochelle, arrestation d’un for­cené.

Le 30 mai, à Perpignan, a lieu une prise d’otage. Tout est résolu.

Le 23 juin, à Poitiers, un forcené est arrêté.

1996

Le 7 mars, à Avignon et Bastia, le 25 septembre, à Ablis, ont lieu l’arrestation de forcenés.

En juin, dans les Vosges, interpellation de plu­sieurs individus reconnus dangereux.

1997

Le 13 mai, à Perros Guirrec, un forcené est arrêté, un otage est libéré.

Le 23 mai, à Périgueux, un forcené est arrêté.

Le 23 juin, à Valaurie dans la Drome, un for­cené de 45 ans se retranche dans son domicile. Le GIGN donne l’assaut, le déséquilibré n’hé­site pas à tirer et arrive à blesser mortellement un membre du Groupe, qui reste à ce jour le seul homme tombé en opération. Le forcené est maî­trisé, arrêté et incarcéré.

Les 4 août, 25 septembre, 27 décembre, à Péronnas, Saint Sernin sur Rance et Charray, le Groupe intervient encore une fois pour mettre fin à la folie de forcenés. C’est également en sep­tembre que le GIGN intervient pour libérer une petite fille prise en otage par son propre père.

1998

Le 6 janvier, en Corse, suite à plusieurs actes terroristes, le GIGN intervient et interpelle trois hommes. Il découvre une vingtaine d’armes à feu et plus de cinq mille cartouches.

De février à juillet, active participation à la pro­tection des équipes et des terrains lors de la coupe du monde de football.

En juillet, à Bucquoy, un retraité retranché dans son domicile avec un fusil à pompe tire et blesse un voisin. Le GIGN maîtrise le désé­quilibré.

1999

Au mois de mars, sur l’aéroport de Roissy, un pirate détourne un avion. Le GIGN intervient, le déséquilibré est pris par surprise et décide de se rendre, 70 otages sont libérés.

2000

Durant cette année, de nombreux forcenés sont interpellés. À Marseille, deux trafiquants de drogues sont arrêtés.

2001

Le 29 janvier, à Hyènes, arrestation d’un indi­vidu dangereux, auteur d’une extorsion de fonds.

Le 25 septembre, en Corse, arrestation d’un individu, auteur d’un double assassinat.

Le 7 octobre, à Beaumetz les Cambrai, arres­tation d’un individu dangereux, armé d’un fusil de chasse.

Le 21 octobre, à Billy sur Aisne, à lieu l’inter­pellation d’un individu armé, séquestrant deux membres de sa famille.

2002

Le 27  janvier,  un ancien maire, tombe dans un piège. Les ravisseurs exigent deux millions de francs en échange de sa libération. Le GIGN met en place une « souricière ». Enfermé dans le coffre d’une voi­ture, l’otage tente l’évasion. Rattrapé par les ravisseurs, il est exécuté de trois balles dans le thorax.

Le 14 juin à Dieppe, participation à l’arres­tation de 11 malfaiteurs dangereux et déter­minés, issus de la communauté des gens du voyage.

En décembre, dans le hameau ariégeois de Lux, un forcené tue deux de ses voisins. Cerné, il sera arrêté.

2003

En février, dans une cité de Colombes (Hauts-de-Seine), le GIGN participe à une vaste opé­ration consistant à démanteler un réseau de trafiquants.

Le 5 mars, dans le Val d’Oise, a lieu l’inter­pellation de cinq trafiquants. Des dizaines d’armes à feu d’origine tchèque ainsi que des milliers de cartouches sont retrouvées.

Le 17 juin, dans le Val-d’Oise et les Yvelines, se déroule une importante rafle dans le milieu des Moudjahidine iraniens, le GIGN collabore à un ample dispositif policier.

Le 18 juin, à Moulins Yzeure, un surveillant pénitentiaire se retranche et tire sur plusieurs personnes, le GIGN arrive sur place, après de longues heures d’âpre négociation, l’individu accepte de se rendre.

Le 2 juillet, à Aibre, un père de famille se retranche et tire, il blesse deux pompiers et un gendarme. Le GIGN intervient et maîtrise le forcené.

Le 19 septembre à Rouen, sept ressortissants des pays de l’Est accusés de proxénétisme sont arrêtés.

2004

Le 13 mars, à Roissy, le GIGN interpelle un individu fiché au grand banditisme.

Le 16 mars, à Le Thon, un forcené armé est retranché dans sa maison. Le GIGN arrive sur place, donne l’assaut et arête l’individu. Dans l’action, une décharge de plombs de chasse, blesse un membre du groupe.

Le 1er avril, à Chantilly, un homme, auteur d’une importante extorsion de fonds est arrêté.

Le 27 avril, à St Léger les Vignes, un forcené est maîtrisé et arrêté.

2007

Le 19 janvier 2007, arrestation d’un forcené retranché chez lui à Gensac-sur-Garonne. Le GIGN essuie des tirs pendant la mise en place du dispositif (20 hommes) qui blessent un membre de l’équipe. Au moment de l’assaut, vers 22 h, le forcené ouvre le feu sur le trinôme de tête : il tue le maréchal des logis-chef Frédéric Mortier (35 ans, promu major à titre posthume) et blesse un autre de ses camarades. Il s’agit du deuxième membre du GIGN tué en opération ;

2008

Le 11 avril 2008, l’opération Thalathine: déclenchement du plan Piratmer. Intervention lors de la prise d’otage sur le Ponant, navire de luxe, au large de la Somalie. Une partie du GIGN aide à la négociation depuis Marseille, siège de la CMA-CGM, propriétaire du voilier, tandis qu’un commando est projeté sur le navire Var, ainsi que le colonel Denis Favier. Les trente otages sont libérés et une partie des pirates sont appréhendés par l’Armée française.

2011

Entre le 29 janvier et le 4 février 2011, mission avec les forces françaises en Afghanistan pour arrêter un chef taliban en Kâpîssâ.

Le 26 mars 2011, parachutage en mer des hommes de la force sécurité protection (FSP) du GIGN pour assurer la protection de l’ambassadeur français en Libye.

2015

Le 9 janvier, coincés dans une entreprise de Dammartin-en-Goële, au nord de la région parisienne, Saïd et Chérif Kouachi, les meurtriers présumés de Charlie-Hebdo, ont terminé leur cavale sous les balles du GIGN.

 

Un bilan provisoire…