GIGN : Recrutement et Sélection

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Rigoureusement sélectionnés, les hommes du GIGN sont spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme. Ils participent à la sécurité et à la protection de certains intérêts vitaux de l’État. Le spectre très large des crises dans lesquelles ils interviennent, exige d’eux un engagement personnel fort et un haut degré de professionnalisme.

La dimension humaine au cœur de la performance

La capacité à former des équipes cohésives et performantes est le mode d’organisation dominant dans les Forces Spéciales, qui sont des unités d’élite mettant en œuvre des moyens très mobiles, pour remplir des missions ciblées, à haute valeur ajoutée, de quelques heures à plusieurs semaines, dans un contexte particulièrement hostile ou complexe : recherche et transmissions de renseignements, libérations d’otages, évacuation de ressortissants nationaux, neutralisation d’objectifs vitaux pour l’adversaire, protection de personnalités, arrestation de criminels de guerre… Ces opérations à fortes implications politiques, dans des contextes exposés et sensibles, imposent une extrême discrétion et une qualité d’exécution à la hauteur des enjeux stratégiques poursuivis.

(source: La GRH des Forces Spéciales)

Les moyens

Organisé autour de trois forces opérationnelles (Force « Intervention », Force « Observation/Recherche », Force « Sécurité/Protection »), de la Force d’Appui Opérationnel et de la Force de Formation, le GIGN offre un large éventail de capacités :

• gestion en souplesse ou si nécessaire en force, de situations de crise (prise d’otages, forcené, mutinerie, enlèvement, extorsion, extraction de personnes…)

• évaluation et prévention (audit, conseil, réalisation de dossiers d’objectif, mise en sécurité de sites…) ;

• réalisation d’actes préparatoires et/ou d’appui aux investigations liées au terrorisme et au grand banditisme (arrestations sensibles, concours techniques, conseils…).

Le recrutement

Les Officiers et sous-officiers (de carrière) sont sélectionnés au sein de toutes les unités de la Gendarmerie nationale. Ils doivent répondre à des exigences physiques, psychologiques et médicales spécifiques. Tous doivent être aptes à la pratique du parachutisme et âgés de moins de 32 ans à la date des tests de sélection.

Épreuves de sélection : les candidats, regroupés lors de deux sessions nationales annuelles, effectuent une semaine de tests : épreuves individuelles ou de groupe, questionnaires de personnalité, entretien, mises en situations…

Épreuves physique à titre indicatif et non officiel:

300 abdominaux

100 pompes

25 tractions à la barre

Grimper de corde de 5 m (temps imposé)

Épreuves de natation :

100 m nage libre (temps imposé)

50 m en apnée

50 m pieds et mains liés

Saut d’un plongeoir à 10 mètres de haut

Épreuve d’endurance :

8000 m TAP avec musette sur le dos et arme… (temps imposé)

GIGN Historique Tests de sélection

La formation

Les candidats sélectionnés suivent ensuite un pré-stage de 3 mois au cours duquel ils sont évalués quotidiennement dans différents domaines. A l’issue de cette période, ils abordent une formation de 8 mois durant lesquels ils sont formés aux différentes spécificités du GIGN.

A la fin de ce parcours, ils intègrent tous la Force « Intervention ». C’est seulement après 2 à 3 années d’expérience qu’ils peuvent éventuellement, en fonction de leurs qualités, s’orienter vers une des autres forces.

 

Déroulement de carrière

Les sous-officiers peuvent servir au GIGN jusqu’à l’âge de :

• 40 ans pour les gendarmes ;

• 44 ans pour les gradés (maréchal des logis-chef, adjudant et adjudant-chef) ;

• 46 ans pour les majors.

L’obtention du brevet du GIGN, délivré à l’issue du stage de formation, ouvre droit à l’avancement au sein du GIGN, au même titre que le diplôme d’arme ou que le diplôme d’officier de police judiciaire.

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