Uniformisation des tenues d’intervention MININT [GIGN]

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Dans le cadre de la recherche de synergies et de rationalisation des coûts, le service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (SAELSI) a lancé un appel d’offre en juin 2018 visant à acquérir de nouvelles tenues de combat pour les forces d’intervention de la gendarmerie et de la police nationale.

Le marché a été attribué en 2019 à la société NFM PRODUCTION, Slupska 1D, PL-84300, Lebork. C’est une filiale du groupe norvégien NFM Group AS.

D’un montant de 1 133 749 euros, ce marché comprend six postes :

  • Poste 1 : pantalon de combat – quantité estimative pour 4 ans : 3560 ;
  • Poste 2 : chemise de combat de type UBAS – quantité estimative pour 4 ans : 3560 ;
  • Poste 3 : bretelles – quantité estimative pour 4 ans : 1520 ;
  • Poste 4 : paire de protection genoux amovible – quantité estimative pour 4 ans : 200 ;
  • Poste 5 : paire de protection coudes amovible – quantité estimative pour 4 ans : 160;
  • Poste 6 : paire de protection épaules amovible – quantité estimative pour 4 ans : 30.

La nouvelle tenue de combat sera dotée comme équipement de protection individuelle (EPI) de catégorie 2 aux différentes forces d’intervention suivantes :

  • GIGN ;
  • FIPN (RAID et ses antennes + BAC de la Préfecture de police de Paris);
  • BRI P.J et BRI P.P ;
  • DGSI (Groupe d’appui opérationnel – GAO).

Selon le cahier des clauses techniques particulières, la tenue de combat est composée :

  • d’une chemise de combat, de type UBAS (Under Body Armor Shirt, la chemise qui se porte sous le gilet pare-balles) ;
  • d’un pantalon de combat.

L’ensemble est décliné en différents coloris selon les unités :

  • bleu marine : GIGN ;
  • vert de gris : GIGN ;
  • noir : FIPN, BRI P.P et DGSI ;
  • gris : BRI P.J.

La confection des tenues est identique, à l’exception de la tenue BRI P.J. qui comprend des poches au niveau des épaules pour accueillir les protections d’épaules amovibles.

Le GIGN conserve la distinction du bleu gendarmerie (tradi) et le vert de gris permet de s’adapter à l’environnement plus rural voire opex.

Il est évident que le port de la combinaison d’intervention est devenu obsolète, même si elle apporte un certain panache lors des cérémonies. Les nouvelles tenues d’intervention permettent d’optimiser le camouflage (silhouette moins visible) à travers le port d’un pantalon couleur « sol » et d’un haut plus foncé également.

Source partielle : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/06/09/une-seule-tenue-de-combat-pour-le-gign-19445.html