EPIGN : Les chuteurs opérationnels

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La spécificité parachutiste de l’EPIGN

En 2005 l’EPIGN aligne  42 chuteurs opérationnels, dont de nombreux moniteurs, soit proportionnellement, l’un des plus forts taux de spécialistes et d’instructeurs parachutistes de l’armée française.

Depuis la création de l’unité à Mont-de-Marsan, l’EPIGN a toujours été en pointe dans les techniques du parachutisme militaire. Ainsi, dès 1974, une équipe de chuteurs opérationnels est constituée ;
en 1979-1980, l’EPI est la première unité à qualifier les ailes avec la STAT, gagne entretemps de nombreuses compétitions de sauts militaires et, en 1989, teste et adopte le parachute G-9.

Pour l’EPIGN, le parachutisme, c’est d’abord un état d’esprit : « On est gendarme et parachutiste » a-t-on coutume d’entendre à l’unité, mais c’est aussi le passage à l’ETAP de Pau, la cohésion, la rusticité et la gestion du stress qui s’acquièrent et s’entretiennent. C’est bien sûr aussi l’habitude de travailler dans les avions et dans les hélicoptères.

Le parachutisme à l’EPI, est l’un des dénominateurs communs, avec le tir et les sports de combat.

A plusieurs reprises, les gendarmes parachutistes étaient prévus pour réaliser des opérations aéroportées, notamment durant la grande vague de froid dans les années quatre-vingt afin de venir en aide aux populations bloquées dans le couloir rhodanien, ou encore après l’attentat contre le DC-10 d’UTA abattu au-dessus du Niger en septembre 1989.

C’est un vecteur toujours d’actualité, même si le commandement est bien conscient des risques très importants qu’il comporte, et il pourrait surtout être employé par les membres du GOR pour réaliser des mises en place discrètes.

Tous les matériels de saut sont gérés, non pas par l’EPIGN, mais par la cellule des activités aériennes du GSIGN, dont tous les membres sont des « anciens » de l’EPIGN.

Copyright ® Magazine RAIDS – Août 2000