Le GIGN fête ses 40 ans, L’Express les résume en 20 anecdotes

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Le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale a soufflé ses 40 bougies samedi. A cette occasion, L’Express a listé vingt anecdotes à (re)découvrir sur cette unité d’élite. 

1 – 40ème anniversaire

Le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) célèbre son 40e anniversaire. Au début des années 70, deux événements amènent la direction générale de la Gendarmerie nationale à créer cette unité d’élite: la mutinerie et la prise d’otages à la prison de Clairvaux, dans l’Aube, en 1971; l’équipe d’Israël prise pour cible par des terroristes palestiniens aux JO de Munich, en Allemagne, en 1972.

D’abord testé à l’échelon régional, le GIGN devient national en 1974 sous la direction du lieutenant Christian Prouteau.  

2 – Satory, la ville dans la ville

Depuis 1983, le GIGN est installé à Versailles, dans la caserne Pasquier de Satory (Yvelines). Y vivent et travaillent 1500 gendarmes. Si on ajoute leurs familles, on atteint un total de 5000 personnes. C’est une véritable ville dans la ville avec ses propres infrastructures (écoles, poste, annexe de la mairie de Versailles, piscine, commerces, transports…).

3 – Le périmètre d’intervention

Le GIGN intervient sur le territoire national, l’Outre Mer et partout à l’étranger où les intérêts français et des ressortissants sont menacés.

Depuis 2004, il s’occupe notamment de la sécurité de l’ambassade de France à Badgad, en Irak, ainsi que de la protection des diplomates.

4 – L’écusson

L’écusson du GIGN est un cercle avec un fond bleu et un parachute. Le cercle, figure géométrique parfaite, symbolise la cohésion de l’unité. La couleur bleu en rappelle la capacité subaquatique. Quant au parachute, il matérialise l’appartenance du GIGN à la famille des troupes aéroportées.

Les deux étoiles, quant à elles, représentent la « deuxième génération ». L’unité a amorcé une grande réforme en 2007 pour, notamment, s’adapter à l’évolution de la menace terroriste.

5 – Les effectifs

Depuis ce réaménagement, le GIGN compte dans ses rangs 400 militaires qui effectuent 200 missions par an, dont une centaine d’interventions.

6 – Des troupes aéroportées

Les parachutistes du GIGN effectuent à eux tous environ 1500 sauts par an en ouverture automatique et 6000 sauts par en en chute.

7 – Le personnel médical

Pour chaque mission, un infirmier et un médecin accompagnent les sections de la Force Intervention. Ils sont là pour soigner les gendarmes du GIGN et prendre en charge les blessés éventuels. Outre leurs compétences médicales, ils sont brevetés parachutistes et peuvent descendre en rappel d’un hélicoptère.

8 – Domaine de compétence

De quelles compétences doivent impérativement être dotés les agents du GIGN? Ils doivent jouirent d’une excellente condition physique, d’une vision et d’une ouïe parfaites et faire preuve de sang-froid et de maturité. Ces gendarmes sont notamment formés aux sports de combats (Ju-jitsu brésilien, Mixed Martial Arts – MMA…).

9 – Le recrutement

N’entre pas qui veut au GIGN. Mais le recrutement se fait sur la base du volontariat. Il faut être extrêmement motivé et entraîné pour espérer intégrer l’unité.

Une à deux fois par an, le groupement organise des épreuves de sélection. Au terme d’un stage d’un an, les recrues effectuent ce que l’on appelle le « tir de confiance ». Face à face, muni de gilets pare-balles, chaque stagiaire tire à balles réelles sur un plateau d’argile accroché au gilet d’un autre stagiaire afin de casser ledit plateau. Objectif: démontrer l’absolue confiance que chaque gendarme du GIGN doit avoir en ses pairs.

>> Lire aussi: Confessions de deux retraités du GIGN

10 – Des hommes de l’ombre

Conformément à l’arrêté du 7 avril 2011, les gendarmes du GIGN sont protégés par l’anonymat, gage de discrétion et de sécurité, indispensable à leurs missions.

En 1994, après la prise d’otages de Marignane, les membres qui avaient mené l’opération avaient été reçus, visages découverts, à l’Élysée. Leurs noms avaient fait la Une des médias. Une exposition médiatique dangereuse pour eux, leurs proches et leur mission. Depuis, ils sont destinés à rester des hommes de l’ombre.

11 – Des équipes mixtes

Le GIGN ne comprend pas que des hommes dans ses rangs! Actuellement, seule la Force Intervention est uniquement composée de personnels masculins.

12 – Une devise depuis 40 ans

La devise du GIGN est « s’engager pour la vie ». Autrement dit: préserver et sauver des vies humaines tout en évitant les bains de sang.

Pour prévenir les blessures mortelles, les agents du GIGN s’entraînent à viser leurs cibles à l’épaule.

13 – Des tireurs d’élite

Tous les opérationnels du GIGN sont en mesure de neutraliser une cible jusqu’à 400 m. La trentaine de tireurs de longue distance est capable d’effectuer un tir précis jusqu’à 1200 m.

14 – Les différents uniformes

Qu’est-ce que le « Ghillie sniper suit »? La combinaison de camouflage des tireurs postés qui leur permet de se fondre dans l’environnement immédiat.

Les gendarmes du GIGN ont également une tenue de camouflage d’hiver, entièrement blanche, une combinaison d’intervention bleu marine et un uniforme traditionnel orné de galons.

15 – Le poids du matériel

Le bouclier des agents du GIGN pèse 22 kg. S’ajoutent le casque avec sa visière pare-balles (4-5 kg) et le gilet pare-balles (14 kg). Soit un total de 40 kg!

16 – Des plongeurs indétectables

Les plongeurs d’intervention du GIGN utilisent un appareil de plongée à circuit fermé qui ne produit pas de bulles d’air. Ils sont ainsi indétectables.

17 – La négociation

Plus de trois quart des affaires de forcenés sont résolues grâce à la négociation, qui se fait toujours à deux. Le binôme de négociation reste le même tout le temps de la mission pour faciliter les opérations.

18 – L’équivalent police

En 1985, la police a créé, sur le modèle du GIGN, une unité spéciale d’intervention: le RAID (Recherche, assistance, intervention et dissuasion).

19 – Sotchi aussi

Des membres des forces spéciales de la gendarmerie (GIGN) et de la police françaises (Raid) ont accompagné les sportifs français pour assurer leur sécurité aux Jeux de Sotchi.

20 – Exercice à l’Assemblée nationale

Des gendarmes GIGN ont fait irruption le lundi 3 février au matin dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour un exercice de sécurité. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) a pris part à cette « simulation d’un incident majeur ». Il a d’ailleurs tweeté un cliché des hommes en noir en file indienne:

https://twitter.com/claudebartolone/status/430283425397104640/photo/1

Cet exercice a lieu chaque année.

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